Voici le blog pédagogique de M. Cros.
Vous y trouverez des infos sur l'Antiquité et des pistes pour le latin.

jeudi 29 décembre 2011

Des paroles sibyllines


Si vous voulez savoir l'origine de cette expression, cliquez ici.

mardi 27 décembre 2011

Le Pactole


Si vous voulez savoir l'origine de cette expression, cliquez ici.

samedi 17 décembre 2011

3D : l'archéologie transdisciplinaire

3D, le journal dominical de Stéphane Paoli du 11 décembre 2011 était consacré à l'archéologie transdisciplinaire et aux découvertes à Arles.


Interviennent lors de cette émission :
Sabrina Marlier, Mourad El-Amouri, Claude Sintes, Benoît Poinard, Stephan Gardeur

la partie de l'émission consacrée à ce thème court de 5'30 à 58'.

voir la fiche de l'émission...

pour écouter l'émission...

dimanche 11 décembre 2011

La Marche de l'Histoire : L'empereur Constantin

L'émission de Jean Lebrun nous fait explorer l'histoire pendant 30 minutes...

mardi 29 novembre 2011 :
L'empereur Constantin

avec Pierre Maraval, professeur émérite d'histoire à l'Université Paris IV - Sorbonne.

voir la fiche sur cette émission.

pour écouter l’émission :


vendredi 2 décembre 2011

Un site archéologique en danger à Narbonne

C'était un petit verger
A Narbonne, bien protégé...


En parodiant la chanson, c'est ainsi qu'on serait tenté d'évoquer le Clos de la Lombarde à Narbonne.
C'est un quartier destiné à être transformé en lotissements et où l'on a découvert d'importants vestiges archéologiques.
Des passionnés, rassemblés en association, veulent défendre ces vestiges et les font découvrir via leur site Internet.

Découvrez-les à votre tour...

mercredi 30 novembre 2011

Grand la gallo-romaine

Les Vosges ne sont pas réputées pour leurs vestiges archéologiques romains, et pourtant...
La ville de Grand oppose un démenti formel : une cité romaine existait bel et bien !
Il s'agissait d'un grand sanctuaire dédié au dieu guérisseur Grannus : il comporte l'un des amphi-théâtres les plus grands de France.

Un site très riche, à découvrir...

Gaulois : une expo renversante



Allez vous faire renverser à la Villette par cette expo sur les Gaulois !


visiter la page consacrée à cette exposition...

Exposition temporaire du 19 octobre 2011 au 2 septembre 2012
Exposition en trois langues : français, anglais et italien.

Ouvert du mardi au samedi de 10h à 18h et le dimanche de 10h à 19h

Plein tarif : 11 € Tarif réduit : 8 €

dimanche 27 novembre 2011

Bliesbruck, ville antique

La ville de Bliesbruck, en Moselle, à proximité de la frontière allemande, comporte un parc archéologique important et riche.

Une petite visite ?

mardi 22 novembre 2011

La Tête au carré : les Gaulois

L'émission de Matthieu Vidard consacrée aux sciences s'intéresse aujourd'hui lundi 21 novembre 2011 aux Gaulois.

Cette émission est programmée pour présenter l'exposition « Gaulois, une expo renversante ».

Interviennent lors de cette émission :
- FRANCOIS MALRAIN, archéologue, ingénieur d’étude et de recherche à l’INRAP et commissaire scientifique de l’exposition : « Gaulois, une expo renversante »
- MATTHIEU POUX, archéologue et professeur d’archéologie romaine et gallo-romaine à l’Université Louis Lumière à Lyon 2 et commissaire de l’exposition « Gaulois, une expo renversante »

voir la fiche de l'émission...

pour écouter l'émission...

dimanche 13 novembre 2011

Le Salon noir : Corent, capitale des Arvernes

Le Salon noir, émission de France Culture sur l'archéologie, excellente quoique assez pointue, propose de réécouter :

Relire la Gaule et Rome à partir de Corent, capitale des Arvernes

On y entend Matthieu Poux, professeur d’archéologie à l’Université de Lyon II.

Consulter la fiche de l'émission...

Réécouter l’émission :

vendredi 11 novembre 2011

La table de Peutinger en version 2.0

Faire ses itinéraires sur Google Maps en suivant la table de Peutinger, c'est possible.
Il suffit de se rendre sur ce site.

jeudi 10 novembre 2011

Concordance des temps : les mercenaires dans l'Antiquité

Concordance des temps, l'émission historique de France Culture, présentée par Jean-Noël Jeanneney, propose une émission en réécoute intitulée :

Les mercenaires dans l'Antiquité : proches ou lointains ?

avec Maurice Sartre, professeur émérite d’histoire ancienne à l’Université de Tours et membre de l’Institut universitaire de France.

Consulter la fiche de l'émission...

Réécouter l'émission...

mercredi 9 novembre 2011

Combat dans le Colisée

Rom@ est un jeu en ligne, et une compétition internationale se joue au Cirque Maxime, opposant l'équipe italienne, menée par Delenda Kartago, et les Danois. Soudain, le virtuel semble devenir une réalité, passée depuis 2000 ans...

Côte à côte, les deux champions s'avancent au milieu de l'arène. Aussitôt plusieurs trappes habilement dissimulées dans le sable s'ouvrent tout autour d'eux, d'où bondissent des animaux sauvages fous de peur et de faim. Debout dans les gradins, des milliers de non-joueurs hurlent leur joie mauvaise quand Delenda Kartago transperce la poitrine de l'ours venu s'empêtrer dans son filet, après avoir occis en un temps record un lynx et une panthère, tandis que du côté danois Daniel, toujours moins habile en début de partie, n'avait pu qu'égorger un léopard. Soudain les podiums du Circus Maximus sont traversés par un arc électrique bleu outre-mer ; une brume jaunâtre et translucide environne les deux joueurs et leurs ordinateurs. Un taureau vient de surgir de l'une des deux grandes portes voûtées du cirque, et Delenda remarque aussitôt que quelque chose a changé. L'animal écumant semble doté d'une présence hors du commun. Quand son odeur musquée parvient à ses narines, tandis qu'une sueur noircie de poussière lui brûle les yeux, Delenda reste un instant stupéfait. Il a d'un geste machinal voulu pianoter sur son clavier pour s'avancer brusquement vers la bête, le trident levé, le filet en parade sur son flanc gauche ; mais le clavier a disparu, l'ordinateur avec lui, et l'estrade dressée sur le Circus Maximus, et la ville de Rome. Maintenant il sent sous ses pieds nus le sable brûlant du Colisée ; dans les gradins, le public trépigne et hurle de plus belle. Le taureau s'élance, si puissant qu'il fait trembler les planches du plateau sous le sable, mais Daniel a devancé son adversaire pour reprendre l'avantage, a couru vers la bête lancée avec l'insouciance du joueur exercé. Tout est allé très vite, brusquement le poignard a pesé de façon inhabituelle dans la main de l'assaillant, sa course s'est alentie dans le sable profond. Le taureau a pu embrocher Daniel par le ventre, sur l'une de ses cornes, le soulever, le lancer dans les airs derrière lui, comme un chiffon rougi. Il l'a frappé d'une ruade qui l'a fait voler cinq mètres de plus en arrière, avant qu'il ne retouche le sol. La bête fait volte-face pour le piétiner encore, mais Daniel est déjà mort, définitivement mort, sans le secours des trois vies prodiguées ordinairement par le programme de Rom@. Elle renifle un instant le cadavre, puis fait face à Delenda, se précipite sur lui. Il est tellement saisi qu'il n'esquive la charge qu'au dernier moment, et cette stratégie aberrante lui sauve la vie : l'animal emporté, pendant un instant, par l'élan de sa masse, freiné ensuite par l'effort immense qu'il produit afin de se retourner contre l'homme, se trouve presque immobile à ses côtés. Delenda n'a rien d'autre à faire que de plonger son trident dans le fanon de la bête, et de crever sa gorge épaisse ; un flot de sang jaillit, tandis que l'animal secoue la tête, l'air stupide, le trident échappe à la poigne de Delenda sous la violence du choc, sa jambe droite se couvre d'un sang écarlate, et dans les mouvements convulsifs de son agonie le taureau s'affale sur lui, donne encore dans le vide une ruade molle, le sang poisse maintenant la tunique de Delenda, ses cheveux noirs et courts, sa bouche. Il crache de dégoût, s'extirpe de ce piège gluant avec horreur, se relève tandis que la foule, sur les gradins et dans les tribunes, s'est mise à clamer son approbation admirative. Il se penche vers le cadavre encore parcouru de légers frémissements, en retire son arme, et la brandit en s'avançant vers les tribunes basses, comme tant de fois il a rêvé de le faire, dans sa chambre à coucher de l'appartement B-743 du Serpentone, oublieux de la laideur des lieux, ivre de sang et de triomphe.
À Rome, le vortex qui s'est formé à l'extrémité orientale du Circus Maximus balaye les podiums en direction du Tibre, puis s'immobilise devant le public effaré, vomit des équipages de chevaux écumants, attelés en trige, qui traversent l'esplanade pelée, la crinière constellée de perles, fou aillés par des auriges fébriles, casqués, qui, les rênes enroulées sur la taille, brandissent leur fouet, hurlent aux bêtes des menaces et des encouragements. Ils piétinent les jeunes gens sans paraître les voir. Tout leur être tendu vers l'extrémité du cirque où se joue l'arrivée, vers l'espoir éperdu de gagner pour toujours leur liberté, de quitter la tunique de l'esclave, de pouvoir ouvrir un commerce, de trouver à se marier. Plusieurs coursiers tombent, et leurs chars pirouettent au-dessus d'eux, écrasent d'autres spectateurs, d'un coup les mâchoires du temps se referment, les attelages s'évanouissent. Il ne reste sous le ciel de Rome que les morts et les agonisants ; sur le podium, où flotte l'odeur fade et chaude du sang, douze chaises vides, douze ordinateurs, douze écrans désormais inutiles.
Ensuite, ayant jeté sur le sable son trident et son filet, Delenda Kartago emprunte lentement le chemin de la sortie, portant le cadavre ensanglanté de Daniel, sous les acclamations de la foule, comme tant d'autres avant lui. Il avait descendu les degrés du tunnel menant au Ludus Magnus, sorte de stade miniature, à l'ouest du Colisée, où les gladiateurs s'entraînaient d'ordinaire, sous l’œil sévère des lanistes aboyant leurs conseils et leurs exhortations. L'endroit était désert.

Stéphane AUDEGUY, Rom@, Gallimard, 2011

dimanche 6 novembre 2011

Romulus et Rémus

Dans le chapitre intitulé "Collines", l'auteur évoque le destin des deux jumeaux.

Les deux frères avaient quitté Albe la Longue. […] Des criminels bannis, des esclaves fugitifs, des commerçants ruinés s'étaient joints à eux, qui n'avaient rien à perdre que leurs chaînes, qu'un passé douloureux, que la vengeance d'un clan. Sans y penser, les deux frères étaient retournés là même où un berger les avait secrètement élevés. Mais il était trop tard : le vieux Faustulus était mort depuis longtemps, et sa femme l'avait suivi dans la tombe, tandis que leur souvenir même s'évaporait lentement dans la mémoire obtuse des paysans du coin. La région était inhospitalière et déserte. Des marais la rendaient insalubre, les ronces et les roseaux y prospéraient sans frein ; mais il y avait là l'un des rares points de passage sur le Tibre, à gué, à la hauteur d'une île, entre les terres des Étrusques et celles des Albains. Ils espéraient que les guerres ne dureraient pas toujours, que le commerce alors les favoriserait. En chemin, ils avaient établi des règles pour ce futur royaume prétendant échapper à toute fatalité : dans l'enceinte de la ville, la mort serait proscrite. Ils en traceraient le large contour avec un araire, selon un rite qu'ils veilleraient à faire connaître au nord et au sud, à l'est et à l'ouest : pour tirer l'araire, ils attelleraient une vache et un taureau, en prenant soin d'expliquer à tous la signification de leur geste ; la femelle à l'extérieur, pour annoncer la paix ; le mâle à l'intérieur, pour signifier la puissance qui ferait périr quiconque franchirait la muraille sans y être invité.
Cependant il leur faut un roi. Les deux frères conviennent qu'il ne peut y en avoir qu'un. Chacun se postera sur sa colline préférée. Romulus sur le Palatin, Remus sur l'Aventin ; et chacun de leurs compagnons d'aventure a choisi son champion. On se sépare le cœur léger, on rit et on plaisante. Il suffit d'attendre un signe indubitable du ciel et des dieux qui le hantent. Il n'a jamais fait aussi beau. Il semble que la nature elle-même retient son souffle : pas un nuage, aucun vent. Au-dessus de l'Aventin Remus voit s'avancer six vautours. Ce signe-là se comprend de soi-même : le vautour est le moins nuisible des animaux, qui ne touche à rien de ce que sèment, plantent ou élèvent les hommes ; qui ne blesse ni ne tue aucun être vivant; qui respecte ses semblables, ne mange jamais leurs cadavres, glisse au-dessus des choses. Remus sera roi. Il envoie un messager en informer Romulus, mais celui-ci revient promptement, ayant croisé à mi-chemin un héraut dépêché par Romulus, et qui proclame que tous ont vu planer, à la verticale du Palatin, un vol de douze vautours. L'entourage de Remus le presse de faire valoir l'antériorité de son présage sur le nombre des rapaces de son frère ; mais Remus refuse, et déclare aussitôt qu'il s'incline devant la volonté manifeste des dieux. C'est l'hiver et la nuit va tomber, peuplée de loups féroces. On attendra le lendemain pour aller s'agenouiller devant le premier roi de ce monde nouveau.
Le lendemain, Remus se met en marche en direction du Palatin. Il traverse les bois, seul, avant l'aube. Il veut être le premier à saluer son frère ; dans le jour naissant, il escalade la colline, gagne le campement de son frère, le réveille ; mais celui-ci le considère avec horreur et, se levant précipitamment, il court consulter la trace des pas de Remus, qui a froissé les herbes constellées de rosée. Remus, sans s'en apercevoir, a enjambé l'enceinte sacrée que toute la nuit Romulus a tracée, pour en faire la surprise à son frère et au monde. Ensuite ils ont bien cherché un moyen de corriger ce sacrilège, mais le mal est fait. Tous ceux qui s'éveillent maintenant détournent leurs regards des deux frères enlacés et en pleurs. Remus demande à se retirer dans une tente pour réfléchir à la conduite à adopter. Il s'y laisse tomber sur son épée, et Romulus ne peut que constater sa mort. Ce geste confirme Romulus dans un soupçon terrible : Remus aurait fait un meilleur roi que lui. N'a-t-il pas choisi de sacrifier jusqu'à sa vie pour respecter la destinée ?
Romulus lui offre des obsèques solennelles. Le bûcher brûle pendant trois jours. Il nomme le nouveau royaume d'après son frère. Ensuite il se met à régner. Il tâche de maintenir la mort en dehors de Rome, autant qu'il lui est possible, porte pour cela la guerre jusqu'aux confins du monde. Il crée un sanctuaire d'un genre nouveau, auquel il donne le nom du dieu Asile : désormais, quiconque viendra ici pourra jeter sur une pierre noire, au pied du Capitole, une poignée de sa terre natale et faire ainsi de Rome sa nouvelle métropole. Pour sa part, Romulus y a secrètement déposé, une nuit, les cendres de son frère ; sous les étoiles il s'est juré de faire de cette fosse le centre de son monde, le nombril de sa ville, l'ombilic de ses rêves. Personne d'autre, jamais, n'aura le droit d'être inhumé à Rome : on jettera les condamnés dehors, de la roche Tarpéienne ; ils s'écraseront au pied de la muraille, et les bêtes sauvages disposeront de leurs charognes. Et les rois eux-mêmes, on brûlera leur dépouille, et l'on dispersera leurs cendres, dans l'air indifférent du soir.

Stéphane AUDEGUY, Rom@, Gallimard, 2011

dimanche 30 octobre 2011

La Marche de l'Histoire : Rome et les Barbares

L'émission de Jean Lebrun nous fait explorer l'histoire pendant 30 minutes...

jeudi 15 septembre 2011 :
Rome et les Barbares

avec Giusto Traina, historien et professeur d'histoire romaine à l'université Paris Sorbonne-Paris IV.

voir la fiche sur cette émission.

pour écouter l’émission :


Découverte d'un bateau antique à Ostie

Un navire romain vieux de 2000 ans a été mis au jour, au milieu d'une plaine près du port antique de Rome, par des archéologues italiens.
Le navire en bois a été trouvé à une profondeur de 4 mètres lors de travaux de réparation sur un pont qui relie la ville moderne d'Ostie à Fiumicino, où l'aéroport principal de Rome est situé.
Avec 11 mètres de longueur, ce navire est la plus important jamais trouvé près des ruines d'Ostia Antica, une ville portuaire près de l'embouchure du Tibre qui rivalisait avec Pompéi. Pour l'heure, seul le côté droit du navire est visible. Des vestiges de cordes, utilisés par les marins romains, commencent à émerger.
"La proue et la poupe sont encore manquantes. Mais, de la façon dont le navire est construit, nous pouvons le dater de l'époque impériale, " explique Anna Maria Moretti, directrice archéologique de Rome et Ostie.

article sur "Découvertes archéologiques"...

mercredi 26 octobre 2011

La Marche de l'Histoire : Pompéi, capitale de l'archéologie

L'émission de Jean Lebrun nous fait explorer l'histoire pendant 30 minutes...

mercredi 5 octobre 2011 :
Pompéi, capitale de l'archéologie

avec Claude Aziza, maître de conférence honoraire de langue et littérature latines à la Sorbonne Nouvelle.

voir la fiche sur cette émission.

pour écouter l’émission :


lundi 24 octobre 2011

La Mort de Néron

C'est la ville de Rome qui parle en évoquant sa grandeur passée...

Sur le vieil Esquilin, l'immense Maison dorée de Néron dévore mes collines, et l'étendue de ses dépendances paraît former en moi une seconde Rome, avec ses champs de blé, ses vignobles, ses pâturages, ses forêts peuplées de troupeaux et d'animaux sauvages de toute espèce, ses pavillons de luxe. Sentant la fin de son règne venir, Néron est rentré précipitamment de Naples. Un moment il peut se croire invincible : il aperçoit, sur le chemin du retour, au flanc d'un monument, une sculpture qui représente un soldat gaulois, terrassé par un chevalier romain, traîné par les cheveux. Pourtant, au matin, il se rend compte que tous l'ont quitté, emportant de la vaisselle, des étoffes, des bijoux. L'empereur esseulé pleure en griffant sa tunique de ses longs ongles peints, au pied de sa propre statue. Puis il erre le long des péristyles sans fin désertés par la garde impériale et dans la salle des banquets, qui tourne sans relâche sur son axe comme une terre plate, sous la fresque voûtée du Zodiaque qui déroule l'écheveau maintenant monotone des jours et des nuits. Il s'allonge sur un lit moelleux, pour une dernière fois, et rêve qu'il s'empiffre, aux commandes des mouvements du monde. À l'aube, il doit s'enfuir, au son de verre brisé des chevaux des tueurs, sur les pavés de la via Nomentana, se réfugie chez un ancien esclave, trépigne, pleurniche, tempête, sanglote, demande qu'au moins on trouve pour sa tombe quelques morceaux de marbre, se lamente à l'idée de voir disparaître un artiste aussi admirable que lui ; et pour finir il doit se faire aider pour plonger dans sa gorge le poignard aiguisé d'une mort honorable. Bientôt, sur le sol craquelé du grand lac asséché de la Maison dorée, Vespasien, désireux de poser à l'ami du bon peuple, ordonnera la construction d'un grand amphithéâtre dont il ne verra jamais l'inauguration ; et les plafonds d'ivoire, les portiques nacrés et les colonnes d'or de la ville de Néron s'enfoncent dans l'oubli. Bientôt, les éléphants de l'armée d'Hadrien soulèvent la statue colossale de l'empereur déchu, la transportent devant le temple de la Ville, où l'on décide qu'elle représentera, désormais, Apollon. Quant au cadavre de Néron, on l'a brûlé.

Stéphane AUDEGUY, Rom@, Gallimard, 2011

En perdre son latin


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mardi 18 octobre 2011

Pompéi au Musée Maillol

Un article de Sciences et Avenir de septembre 2011

cliquez sur l'image pour le lire...

dimanche 16 octobre 2011

Pompéi en kiosque

Pompéi est à la une en ce moment...
Signalons :

le numéro hors-série du Figaro

le dernier numéro d'Historia avec un dossier important sur Pompéi

mercredi 5 octobre 2011

Sur les traces de l'Empire romain en Occident

L'Internaute Magazine nous propose une visite en images dans tout l'Empire romain.

Effondrements à Pompéi

Un article de Claude AZIZA dans le magazine L'Histoire de février 2011.

voir aussi cet article sur Magister Optimus, ainsi que celui-ci vers Le Salon noir...

mardi 4 octobre 2011

Pompéi au musée Maillol

Si les monuments publics de l’Empire romain, théâtres, amphithéâtres, thermes, temples, sont nombreux et souvent en bon état de conservation, les résidences privées, en dehors de celles retrouvées ensevelies par le Vésuve en l’an 79 en Campanie sont très rares, et jamais retrouvées ailleurs dans leur intégrité. Ces maisons et villas continuent à nous émerveiller par leur état de conservation.

Leurs infrastructures, l’eau courante, la distribution de la chaleur, le tout-à l’égout, l’intégration des espaces verts jusqu’aux formes des objets quotidiens, sont d’une modernité spectaculaire.

Une domus pompeiana, une maison pompéienne, est évoquée dans ses pièces les plus célèbres et traditionnelles: l’atrium, le triclinium et la culina, le péristyle autour du jardin, le balneum, le venereum. Deux cents œuvres venant de Pompéi et d’autres sites vésuviens seront ainsi présentées.




Découvrez La vie de Pompéi exhumée au Musée Maillol sur Culturebox !

site du musée Maillol et galerie d'images...

présentation sur Clio.fr


POMPEI - UN ART DE VIVRE du 21/09/2011 au 12/02/2012
Musée Maillol
61 rue de Grenelle
75007 PARIS

L'erreur est humaine


« Errare humanum est ! » Si vous voulez savoir l'origine de cette expression, cliquez ici.

jeudi 29 septembre 2011

La Mort de Virgile

Alors qu’il est mourant, Virgile, le poète romain, revient en Italie à la suite de l’empereur Auguste. Il a en tête de détruire le manuscrit de l’Énéide avant de mourir. Auguste va le voir pour l’en dissuader.

« Il y a peu de choses qui puissent être aussi chères à ma mémoire. N’était-ce pas après mon retour d’Égypte que tu m’as présenté la première ébauche de l’épopée ?
- Tu l’as dit.
- Et au milieu du poème, en vérité au centre et au sommet, au milieu du bouclier divin dont tu as fait présent à Énée, tu as placé l’image de la bataille d’Actium.
- Oui, c’est bien ce que j’ai fait. Car la journée d’Actium était le triomphe de l’esprit romain et de sa morale sur les forces ténébreuses de l’Orient, la victoire sur le sombre secret qui avait presque failli s’emparer de Rome. C’était ta victoire, Auguste.
- Connais-tu le passage par cœur ?
- Comment le devrais-je ! Ma mémoire n’est pas à la hauteur de la tienne. » Hélas ! aucune illusion n’était possible ; les regards d’Auguste étaient dirigés vers le coffre au manuscrit, il les tenait fixés sur le coffre ; oh! il n’y avait pas à se faire d’illusions, il était venu lui enlever le poème.
Et Auguste en souriant se repaissait de son effroi.
« Comment, tu connais si peu ton propre ouvrage ?
- Je ne connais pas le passage.
- Alors, il me faut une seconde fois rassembler ma mémoire, j’espère que j’y parviendrai.
- J’en suis persuadé.
- Eh bien, nous allons voir. "Mais au milieu du bouclier se tient César Auguste, dirigeant la bataille navale des peuples italiques, qui…"
- Pardonne, ô César, ce n’est pas cela ; le vers commence par : "Les flottes armées d’airain".
- Les navires d’airain d’Agrippa ? » César était visiblement irrité. « Toujours est-il que la cuirasse était une bonne invention, elle était même dans une certaine mesure un coup de maître d’Agrippa, et il a décidé de la bataille… ainsi, ma mémoire a été défaillante ; maintenant, je me rappelle.
- Puisque tu formais le centre de la bataille et du bouclier, ta personne est également placée au milieu du vers ; il importait qu’il en fût ainsi.
- Lis-moi les vers. » [...]
Et les vers retentirent :

Voyez, au milieu, les flottes armées d’airain, la bataille d’Actium,

Tout Leucate bouillonnant des armements guerriers et les flots étincelant de reflets d’or.

D’un côté, César Auguste pousse au combat l’Italie,

Avec le Sénat et le peuple, les pénates et les grands dieux,

Il se dresse sur une haute poupe, et ses tempes heureuses

Lancent une double flamme ; l’astre paternel brille sur sa tête.

Non loin, Agrippa, secondé par les vents et les dieux,

Conduit de haut son escadre, le front resplendissant d’un fer insigne guerrier,

Une couronne navale ornée de rostres d’or.

De l’autre côté, avec ses forces barbares et ses armes disparates,

Antoine, revenu vainqueur des peuples de l’Aurore et des rivages de la mer Rouge,

Traîne à sa suite l’Égypte, les troupes de l’Orient, le fond de la Bactriane,

À ses côtes, horreur, son épouse égyptienne !

Hermann BROCH, La Mort de Virgile, 1945
(trad. Albert Kohn - André Bellessort pour le passage de l’Énéide)

dimanche 25 septembre 2011

Le Salon noir : tablettes d'exécration chez les Gallo-Romains

Le Salon noir, émission de France Culture sur l'archéologie, excellente quoique assez pointue, propose de réécouter :

Maudit sois-tu ! Quand les Gallo-Romains exécraient leurs congénères

On y entend Michaël Martin, docteur en histoire ancienne, chercheur associé au Centre Paul Albert Février, MSH Aix-en-Provence.

Consulter la fiche de l'émission...

Réécouter l’émission :

jeudi 15 septembre 2011

Être légion


« Engagez-vous, qu'ils disaient ! » Si vous voulez savoir l'origine de l'expression être légion, cliquez ici.

mercredi 14 septembre 2011

La Fabrique de l'Histoire : Cléopâtre

La Fabrique de l'Histoire, émission de France Culture propose un cycle sur :
Cléopâtre

Consulter la fiche de l'émission sur Clioweb, où vous trouverez les liens pour écouter les différents épisodes de ce cycle...

samedi 13 août 2011

Vita Romanorum

Découvrez la visite virtuelle de cette exposition espagnole, modeste certes, mais qui donne un aperçu de la vie quotidienne des Romains.

Cliquer ici...

La villa de Loupian

Une découverte de cette villa, aux mosaïques magnifiques, en 3D et en visite virtuelle...

Cliquez ici...

mardi 26 juillet 2011

Des rites et des Hommes

Cette exposition au Musée de Lattes plonge les visiteurs dans l’univers des pratiques rituelles des populations celtiques, ibériques et grecques du bassin nord-occidental de la Méditerranée.
A travers une sélection de 170 pièces : sculptures, vases votifs, armes et restes humains, provenant de 25 sites archéologiques entre Hyères en Provence et Valence en Espagne, ils explorent quatre grands thèmes mettant en lumière divers gestes : sacrifices, offrandes, vénération de personnages illustres, prélèvement de crânes humains, destinés à fédérer ces groupes sociaux de la période préromaine (800-30 avant J.-C.).

voir cette page pour plus d'informations...


du 9 juillet 2011 au 8 janvier 2012
Site archéologique Lattara • musée Henri Prades
390, route de Pérols
34970 LATTES
Tél. : 04 67 99 77 20
Fax : 04 67 99 77 21

HORAIRES D'OUVERTURE
Semaine : 10h-12h et 13h30-17h30
Samedis, dimanches et jours fériés : 14h-19h
Fermé le mardi.

Plein tarif : 3,50 €

Carpe Diem


Le poète nous dit "Carpe Diem". Qu'est-ce qu'il veut dire ? Pour le savoir, cliquez ici.

lundi 27 juin 2011

Lire les trous

Un des premiers romans d’adulte que j'ai lus est le Satiricon de Pétrone (lecteur : deuxième moitié XXe s. ap. J.-C., auteur : moitié du Ier ap. J.-C.), et j'ai été bien content d'apprendre que le premier roman occidental était celui-là. Un roman allègre. Moqueur. Et incomplet. On m'a expliqué que les livres antiques ne nous sont connus que par des recopiages faits dans des monastères au Moyen Âge. Il est d'ailleurs à porter au crédit des moines et de leur naïf amour de l'esprit qu'ils aient recopié, des vies durant, des livres d'une religion contraire à la leur et contenant parfois des choses bien osées. Parce que c'était l'heure des vêpres et que, courant vers le réfectoire en relevant sa soutane, le frère qui s'occupait de Pétrone a fait s'envoler des feuilles qui sont allées se mêler aux emballages de bouteilles de liqueur ou se greffer aux ailes d'un papillon ? en tout cas, le Satiricon nous est parvenu incomplet. La lecture de ses trous était fascinante. Moins que ce qui restait, mais parce que cela restait. Qu'y avait-il eu à la place de ce trou ? C 'est le moment où le lecteur est encore plus Sherlock Holmes que d'habitude. On dit : c'est en traversant les temps que le Satiricon s'est troué. Bien. Mais si je décide que c'est parce que Pétrone était un génie ? Qu'il a organisé lui-même ses trous ? La condescendance du présent envers le passé est risible, parfois. Vous savez qu'ils étaient aussi très intelligents ? Et je me suis dit : écrivons un roman avec des trous. Nos vies hâtives n'a pas été celui qui s'est le mieux vendu. Le lecteur fait des trous en sautant des passages.
Charles Dantzig, Pourquoi Lire ?, Grasset, 2010

dimanche 19 juin 2011

2000 ans après son naufrage, la barge romaine d'Arles va refaire surface

Après avoir livré ses innombrables trésors, une barge du 1er siècle immergée dans l'ancien port romain d'Arles, sur les berges du Rhône, va être relevée à partir de cet été, avant d'être restaurée puis exposée au public en 2013 au musée Arles antique.

Découvert en 2004, à quelque 8 mètres de profondeur dans le port d'Arelate, l'Arles romaine, ce chaland à fond plat de 31 mètres de long, daté du milieu du 1er siècle de notre ère, au moment de la monumentalisation de la ville, est en excellent état de conservation.
"C'est le seul bateau romain complet qu'on connaisse, explique Claude Sintes, le directeur du musée départemental Arles Antique (MDAA). A bord, on a retrouvé des cordages, la cuisine des marins, avec son four, la vaisselle gravée à leurs noms, des outils comme une houe, une serpette et aussi tout son chargement: 27 tonnes de pierres taillées destinées à la construction !"
Pour une raison inconnue, le bateau a coulé comme un bloc et s'est enfoncé dans le limon du fleuve, qui a permis sa conservation. Aux sédiments fluviaux sont venus s'ajouter des milliers d'amphores, de poteries et d'objets usuels, jetés par les habitants dans le fleuve entre le Ier et le VIe siècle : un énorme dépotoir de près de 3 mètres de hauteur qui a formé une gangue protectrice durant près de 2000 ans.

Déjà fouillée à trois reprises en 2008, 2009 et 2010, cette couche, qui pourrait renfermer plus de 2.000 amphores et quelques 10.000 céramiques, a déjà livré quelques trésors comme un lustre à 20 becs, un service quasi-complet en bronze, et même le dé pipé d'un tricheur !

Depuis quelques semaines, des équipes d'archéologues, assistés de spécialistes des travaux publics sous-marins, ont commencé à dégager complètement l'épave du dépôt portuaire, remontant chaque jour des centaines de poteries.
Au fur et à mesure de son dégagement - il faudra également remonter à la main les 27 tonnes de pierres pesant entre 3 et 7 kilos chacune ! -, l'épave sera découpée en une dizaine de tronçons, sous l'eau et à l'égoïne pour ne pas abîmer le bois.
A partir de juillet, chaque tronçon sera ensuite remonté à la surface et démonté. Les éléments seront acheminés dans des sacs remplis d'eau vers un laboratoire spécialisé, à Grenoble, pour y subir un traitement à base de résine avant la lyophilisation des bois.
Puis viendront le remontage du bateau et son exposition en 2013 dans une nouvelle aile du MDAA, construite pour l'occasion et entièrement consacrée au port antique et aux activités fluviales. Ce parcours viendra enrichir les autres sections du musée déjà célèbre pour ses trésors comme le buste de César, lui aussi découvert dans le Rhône.
D'ici là, à partir de samedi et jusqu'au 6 mai 2012, une exposition permettra au visiteur de suivre en direct les opérations de fouille et de relevage et d'en comprendre la dimension archéologique, tout en présentant quelques beaux objets retrouvés dans l'épave.
Ce projet, soutenu par de nombreux partenaires et mécènes, devrait coûter au total 8 à 9 millions d'euros.

AFP - 04/06/2011 à 23:02

Photo : Image de synthèse représentant une barge romaine du 1er siecle, actuellement immergée à 8 mètres de profondeur dans l'ancien port romain d'Arles (AFP)

jeudi 9 juin 2011

La Tête au carré : les peintures murales romaines

L'émission de Mathieu Vidard du mercredi 8 juin 2011 porte sur les peintures en archéologie.
Après une partie sur les grottes préhistoriques ornées, vous pourrez entendre Alix Barbet, archéologue et directrice de recherche honoraire au CNRS, auteur de La peinture murale romaine. Les styles décoratifs pompéiens chez Picard.

voir la fiche sur cette émission.

pour écouter l'émission.

mercredi 8 juin 2011

La Marche de l'Histoire : Les loisirs à Rome

La nouvelle émission de Jean Lebrun fait suite à celle de Patrice Gélinet, parti au CSA.

mercredi 1er juin 2011 :
Les loisirs à Rome

avec Jean-Noël Robert, historien et latiniste, auteur de L'empire des loisirs - L'otium des Romains aux Belles Lettres.

voir la fiche sur cette émission.

pour écouter l’émission :


mardi 7 juin 2011

Brutus et Cassius

Voici maintenant une visite inattendue pour Brutus, c’est son beau-frère Cassius, un homme énergique mais ambitieux et violent. Il s’avance et parle aussitôt, sans détours.
- Tu sais, dit-il, que je t’ai envié lorsque César t’a nommé préteur urbain. Mais laissons cela ! Je veux que notre amitié retrouve sa vigueur d’autrefois.

Brutus, tout heureux de cette réconciliation, lui tend la main et l’assure de son affectueuse estime.
- Alors, je te parlerai franchement, reprend Cassius. On attend des autres préteurs des jeux, des courses ou des chasses. Ce qu’on réclame de toi, c’est que tu rendes à Rome sa liberté.
- Je sais, répond simplement Brutus.
- Tu te souviens sans doute, continue Cassius d’un ton rude, de ce que César nous a dit un jour. Il nous a avoué qu’au cours de sa jeunesse il avait pleuré dans une ville d’Espagne devant la statue d’Alexandre le Grand. « A mon âge, avait-il pensé, il avait conquis le monde et moi je n’ai encore rien fait. » Or aujourd’hui encore il rêve d’Alexandre. Comme lui il se fait proclamer dieu, comme lui, il veut être roi. Allons-nous l’admettre, nous, citoyens romains ?
- Non certes, affirme Brutus d’une voix calme. Nos ancêtres nous ont appris à détester les tyrans et à défendre la liberté comme le plus précieux des biens.

Cassius se rapproche de son ami et le prend familièrement par l’épaule.
- Tout est prêt, dit-il, le Sénat convoqué, la manœuvre mise au point. Au soir des ides de Mars, César sera roi. Et toi, Brutus, que feras-tu ce jour-là ?
- Je n’irai pas au Sénat.
- Mais tu es préteur et tu seras forcé d’être là.
- Alors, je m’opposerai de toutes mes forces à l’infâme projet de César et comme Caton, je me tuerai plutôt que de voir expirer la liberté.

Cassius n’est pas satisfait de cette réponse.
- Te tuer ? dit-il, je sais que la mort ne fait pas peur au sage. Mais ce n’est pas ainsi qu’on sauvera la République. Il faut maintenant agir, lutter ferme et tuer César avant qu’il n’ait fait de nous ses esclaves.
- Ne compte pas sur moi, reprend fermement Brutus. César m’a trouvé dans le camp de Pompée et il m’a fait grâce. Il n’a même pas hésité à me combler d’honneurs. Il me traite comme son fils. Je ne puis oublier tout cela, je ne puis trahir mon bienfaiteur.

Cassius a écouté ces mots avec une vive impatience et il sent la colère monter en lui.
- Ainsi, dit-il en serrant les poings, je vois que César n’a pas perdu son temps avec ses cajoleries et ses prévenances. Mes amis se trompaient en croyant que survivait en toi l’âme ardente de Caton. Te voilà ébloui par le génie du nouvel Alexandre, lâchement résigné et mûr pour l’esclavage.
- Ne m’accable pas.

Cassius maintenant continue avec une éloquence enflammée, convaincante.
- Songe, mon ami , que toute la carrière politique de César n’a été qu’une suite d’illégalités et de violences. Pour arriver au pouvoir, tout lui a été bon. Il a joué au grand seigneur, élégant, ami du plaisir, prodigue, lettré et en même temps, il flattait la canaille, organisait des bagarres au Forum, feignait d’être l’ami du peuple. Tout cela pour préparer la guerre civile et franchir un jour le Rubicon en répétant le vers d’Euripide : « S’il faut violer le droit, que ce soit pour régner ! » Et le voilà qui veut à tout prix sa couronne. Le roi César ! Cela sonne bien, qu’en dis-tu ?

Brutus, à la fin se décide à entrer dans le complot, le salut de la Patrie devant passer avant tout. Cassius comprend qu’il ne reculera plus.

extrait de J. DEFRASNE, Récits tirés de l’histoire de Rome

lundi 6 juin 2011

News de l'Antic' (mai 2011)


Découvrez ce nouveau numéro des News de l'Antic', proposé par l'académie de Strasbourg.

mai 2011

jeudi 2 juin 2011

Le Salon noir : un sanctuaire celtique de Ribemont sur-Ancre


Le Salon noir, émission de France Culture sur l'archéologie, excellente quoique assez pointue, propose de réécouter :

Qui furent donc les sacrifiés du grand sanctuaire celtique de Ribemont sur-Ancre ?
On y entend Jean-Louis Brunaux, directeur de recherche au CNRS et auteur de Voyage en Gaule au Seuil et Jannick Ricard, médecin légiste.

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dimanche 29 mai 2011

Le Salon noir : effondrements à Pompéi


Le Salon noir, émission de France Culture sur l'archéologie, excellente quoique assez pointue, propose une émission en réécoute intitulée :

Pompéi, les causes d’un « scandale à l’italienne » ?

avec Alix Barbet, directeur de recherche au CNRS et Jean-Pierre Adam, chercheur au CNRS.

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 Voir aussi ce message de Magister Optimus sur cette affaire.

dimanche 8 mai 2011

Le Salon noir : le limes du désert

Le Salon noir, émission de France Culture sur l'archéologie, excellente quoique assez pointue, propose une émission en réécoute intitulée :

Quand les Romains fortifiaient les routes du désert Oriental (Egypte)

avec Michel Reddé.

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