Découverte à Angers d’un sanctuaire dédié au dieu indo-iranien Mithra
Voir aussi ce message de Magister Optimus sur cette découverte.
-Tes deux histoires sont vraies. Elles me rappellent un personnage de cette époque, l'empereur Tibère. Tiberius Claudius Nero ! Sa passion excessive pour le vin le faisait surnommer Biberius au lieu de Tiberius, Caldius (c'est ainsi qu'on nommait le vin chaud) au lieu de Claudius, et Mero (vin pur) au lieu de Nero.
Une découverte exceptionnelle. La mise à jour d'un temple dédié au dieu d’origine indo-iranienne Mithra a été découvert par une équipe de l’Institut national de recherche archéologiques préventives (INRAP) sur le site de l’ancienne clinique Saint-Louis à Angers. Il s'agit d'une découverte archéologique de première importance. Il n’existait à ce jour aucun témoignage d’une présence de ce culte dans l’ouest de la Gaule. Le mithraeum se présente sous la forme d’un bâtiment rectangulaire encavé au nord-ouest du site. Il est apparu au cours d’une fouille préventive sur un chantier d’immeuble d’habitations, dans l’antique quartier de Juliomagus (« le marché de César », nom latin de la ville d’Angers).
Quelque 200 pièces de monnaie, des fragments de statues, un bas-relief de Mithra et un vase complet avec une dédicace explicite à la même divinité ont été découverts sur place. Le culte de Mithra. Né en Perse, il a probablement été importé en Occident par des légionnaires romains et des marchands en relation avec l’Orient. Le culte, dont les rites et la doctrine restent en grande partie mystérieux, s’est diffusé du Ier siècle avant J.C. jusqu’au IVe siècle après J.C., depuis l’Arménie, Rome, la Grèce, puis le long de l’axe Rhin/Danube, jusqu’en Bretagne insulaire. Concurrent du christianisme, il fut finalement interdit par l’empereur Théodose en 392.
Ministère de la culture
photos : Joël Le Gall (bas) et Hervé Paitier/Inrap (haut)
- Avant de quitter l'amphithéâtre, dit Anna Maria, je vais vous raconter une histoire qui s'est produite ici et qui a été aussi vécue par les Pompéiens comme un drame. On la connaît parce qu'elle a été racontée, et pas par n'importe qui, par Tacite lui-même, et aussi parce qu'il y a une peinture qui montre l'événement et qui est conservée au musée, à Naples. C'est à propos des combats de gladiateurs. Les combats du cirque attiraient une foule considérable, déchaînaient les passions les plus folles, un peu comme le football aujourd'hui. En 59, éclate une rixe dans l'arène entre les habitants de Pompéi et ceux de Nuceria, la ville voisine, Nocera à notre époque. On ne sait pas comment la bagarre a commencé. Les Nocériens étaient sans doute venus soutenir leur équipe. Tacite dit qu'il y a eu des injures d'abord, puis on a lancé des pierres, enfin on est allé chercher des armes. Les bagarres essaimèrent partout dans les environs de l'amphithéâtre. Ce fut sauvage. Tous les voyous de Pompéi s'y mirent. Et, bien sûr, les Nocériens, qui devaient être moins nombreux, eurent le dessous. On releva de nombreux morts et aussi beaucoup de blessés. Le Sénat romain ouvrit une enquête et jugea. Néron interdit Pompéi de jeux pour dix ans et fit exiler l'organisateur des combats et les principaux chefs des bagarres. Mais trois ans plus tard, après le tremblement de terre de 62, on a été pris de pitié pour la ville, on a autorisé à nouveau les jeux ici.
Les supporters de Pompéi et ceux de Nuceria, ville voisine, en viennent aux mains, envahissent l'arène, et les abords de l'amphithéâtre et de la palestre. L'historien TACITE rapporte cette anecdote dans les Annales (XIV). Au fond, on distingue nettement le velum, immense toile qui abritait les spectateurs des ardeurs du soleil.