Voici le blog pédagogique de M. Cros.
Vous y trouverez des infos sur l'Antiquité et des pistes pour le latin.

mardi 15 septembre 2009

Le Salon noir : l'oppidum de Corent

Le Salon noir, émission de France Culture sur l'archéologie, excellente quoique assez pointue, propose une émission en réécoute consacrée aux fouilles de Corent en Auvergne. On peut y entendre Matthieu Poux, archéologue et responsable des fouilles archéologiques sur le site. (nécessite Real Player) :
Corent, capitale gauloise


Consultez également cet article de Magister Optimus sur Corent.

dimanche 6 septembre 2009

L'armée romaine en Belgique!

Pour fêter les 10 ans de la première rencontre des reconstitutions de troupes militaires romaines à Namur en Belgique, la capitale de la Wallonie accueille les 26 et 27 septembre 2009 le plus grand rassemblement de troupes romaines reconstituées qui paraderont, feront des démonstrations de tirs, de mouvements...

plus de renseignements sur cette page.

Accès gratuit

Samedi 26 septembre 2009
10h30 : défilé de l’armée romaine dans le marché de Namur.
dès 13h00 : accès au campement et animations Stade des Jeux (Citadelle)
14h30 et 17h30 : représentations

Dimanche 27 septembre 2009
dès 11h00 : accès au campement et animations Stade des Jeux (Citadelle)
11h30, 14h30, 17h30 : représentations

Infos disponibles sur www.citadelle.namur.be ou rome.wallonie.be
et au 00 32 81 654500

mardi 25 août 2009

La villa gallo-romaine de Montmaurin

Cet ensemble rural très impressionnant (plus de 100 pièces) se situe en Haute-Garonne.
Au Ier siècle, une vaste exploitation composée d'une villa rustica concentre ses bâtiments agricoles autour de la résidence du maître des lieux.
Après plus de 150 ans de prospérité, une période d'abandon se discerne sans doute à la suite d'une crue dévastatrice qui dut anéantir un certain nombre de bâtiments de l'exploitation, le cheptel et les réserves vivrières.
Au IVe siècle, une campagne d'embellissement transforme cet édifice en luxueuse demeure ornée de peintures, de mosaïques et d'un très bel ensemble décoratif de marbres de Saint-Béat.
Vers 375-380, un incendie généralisé détruira l'édifice.

voir le diaporama.
voir l'article sur Wikipédia.
voir la page sur le site de Monum'.

lundi 10 août 2009

La peinture d'un empire

Une belle exposition à Rome sur la peinture romaine, dont il ne reste due quelques fragments : quelques fresques et les portraits du Fayoum pour les tableaux.
On peut y admirer la peinture romaine tout au long de la période qui va du IIe siècle avant J.-C. au IVe de notre ère, depuis la formation de l’empire, consécutive à la conquête des royaumes hellénistiques orientaux, jusqu’à son déclin, au moment où la pression barbare ouvre une ère nouvelle de l’Histoire méditerranéenne et européenne. L’exposition présente aussi bien des fresques occupant parfois des pans de mur entiers que des œuvres sur bois ou sur verre.
La disparition presque totale de la grande peinture grecque ne doit pas faire oublier qu’elle était la forme artistique privilégiée des anciens Hellènes. On a ainsi perdu presque toutes les œuvres de Polygnote, de Zeuxis ou d’Apelle, qui furent très appréciées à Rome où de riches patriciens les achetaient en consacrant à ces acquisitions de véritables fortunes.
Ce qui a survécu jusqu’à nous de la peinture romaine permet cependant, malgré quelques lacunes, d’établir un tableau suffisamment précis de l’évolution de l’art pictural entre l’héritage grec et les nouveautés introduites dans l’art décoratif des siècles ultérieurs, qu’il s’agisse de l’utilisation des couleurs ou des rapports entre les figures humaines et le paysage constituant le fond des grands ensembles peints mis au jour par les archéologues depuis plus de deux siècles. Les découvertes effectuées à Pompéi, à Herculanum, à Stabies ou en Egypte avec les impressionnants portraits funéraires du Fayoum, témoignent de la richesse et de la diversité d’une production moins bien conservée, au fil du temps, que les sculptures ou les pavements de mosaïque.

Vous pouvez voir un extrait du catalogue de l'exposition par ce lien (bas de la page).

Roma. La pittura di un impero
Scuderie del Quirinale,
24 septembre 2009 - 17 janvier 2010

samedi 1 août 2009

Alba-la-Romaine en Ardèche

La cité d'Alba-la-Romaine fut fondée sous l'Empire romain. Elle portait alors le nom de « Alba Helviorum ». Elle fut la capitale du peuple gaulois des Helviens (province de Narbonnaise).
L'antique cité s'étendait sur 30 hectares. On peut visiter le théâtre antique monumental avec son "area sacra", des temples et un sanctuaire impérial. Le parcours de visite comprend la maison des fouilles et spectacles au théâtre antique.
La cité romaine fut fondée, à l'extérieur de la ville actuelle, au nord, de l'autre côté de l'Escoutay, à partir des deux axes perpendiculaires, le cardo (nord-sud) et le decumanus (est-ouest), qui forment la base du quadrillage de l'urbanisme romain. Aujourd'hui dégagé sur 150 mètres, le cardo est composé de blocs de calcaire dur sur lesquels apparaissent encore les traces des roues des charrettes. La chaussée recouvre un réseau d'adduction d'eau et un égout. Le cardo était longé par une galerie couverte, supportée par des piliers carrés et composée d'une vingtaines de boutiques surmontées d'un étage. Quatre escaliers mènent à l'esplanade supérieure.

Au nord-ouest un premier édifice, datant du IIe siècle, est situé au sommet du centre monumental en bordure du cardo occidental. Sa fonction pouvait être liée à la vie économique et religieuse de la cité. Il se compose de quatre ailes entourant un jardin avec un bassin central. A l'origine trois ailes à portique s'ouvraient sur ce jardin, la partie est étant fermée par un simple mur qui fut transformé 30 ou 40 ans plus tard en dernière aile à portique.

Le forum est constitué de l'espace public (area publica) et de l'espace religieux (area sacra).

Au nord, un édifice à vocation publique, composé de quatre ailes à portique, est construit autour d'un jardin avec deux bassins. Le portique s'ouvre sur des exèdres semi-circulaires ou rectangulaires.

Au sud, l'espace sacré est constitué de deux édifices à portique construits en enfilade. Le portique sud, dont le décor apparaissait soigné (placages de marbre, colonnes de calcaire tendre, sol de mosaïque à décor géométrique), est une galerie couverte qui ouvre sur une cour. Un temple, avec vestibule (pronaos) et grande salle (cella), se trouve au centre de la cour. Le portique nord entoure une cour et un bâtiment, prolongé par une abside axiale, qui a pu recevoir l'administration municipale (Curie).

Au sud-est, le théâtre est traversé par un ruisseau. Au IIe siècle il contenait 3000 places.

Le quartier nord est composé d'un sanctuaire agrandi au Ier siècle pour accueillir le culte impérial et d'un habitat populaire. En 1992 la statue d'un empereur divinisé y fut retrouvée. Des habitations luxueuses se situent au sud de la ville près de la rivière l'Escoutay.

page Internet du site archéologique.

illustrations : Wikipédia

dimanche 19 juillet 2009

Le théâtre–amphithéâtre gallo-romain de Lillebonne


Cet édifice de spectacle est exceptionnel à la fois par son plan — un hémicycle légèrement outrepassé — par sa taille et la qualité de sa construction, et enfin par son état de conservation.

Le théâtre de Lillebonne est un édifice mixte caractéristique de la Gaule du Nord et du Centre. Sa structure architecturale combine des éléments spécifiques à deux types d'édifices.
L’arène de forme elliptique correspond à l'amphithéâtre construit au Ier siècle, et les gradins (« cavea ») en hémicycle édifiés au IIe siècle marquent la transformation du site en théâtre. L’étude des techniques de construction révèle la réalisation de travaux de rénovation, d’agrandissement et d’embellissement du théâtre à la fin du IIe siècle et au début du IIIe siècle, une époque correspondant à la prospérité de Juliobona.
Au IIIe siècle, il est intégré dans un ensemble de fortifications, le castrum, quand les invasions barbares obligent la population à se réfugier dans l'édifice. Il a servi d’habitation dès l’Antiquité tardive et pendant le Moyen-Age puis fut abandonné et ses pierres réutilisées.
Redécouvert dès le XVIIIe siècle, il a été acheté au XIXe siècle par le département de Seine-Inférieure puis progressivement dégagé.

Sa plus grande longueur est d’environ 112 mètres.
Sa hauteur devait avoisiner les 19 mètres, soit 7 mètres de plus que ce qui est conservé. Il pouvait accueillir 10 000 spectateurs, venus de Juliobona mais aussi de toutes les campagnes environnantes, car les spectacles étaient un élément fédérateur pour les différents peuples gallo-romains.

De très nombreux éléments trouvés aux cours des fouilles successives montrent la qualité et la richesse de son décor : marbres, enduits peints, éléments lapidaires sculptés...
Actuellement, un programme de réhabilitation est en cours. Il prévoit d’étudier le monument par des fouilles archéologiques et de restaurer les parties les plus fragiles pour pouvoir à nouveau l’ouvrir au public.

dimanche 5 juillet 2009

Les Gaulois face à Rome

La Normandie entre deux mondes
Cette exposition, qui durera tout l'été jusqu'au 21 septembre, fait le point sur les découvertes archéologiques récentes en Normandie, concernant aussi bien l'Age de fer que la période romaine.
Il est vrai que la connaissance de la société gauloise s'est vue transformée ces dernières années. On est loin des visions simplificatrices du XIXe siècle, popularisées par Astérix !
Comme le titre l'indique, l'exposition présente la phase de transition entre la culture gauloise et la société gallo-romaine. On voit ainsi comment certains éléments typiquement gaulois perdurent (traditions agricoles et religieuses, habitat rural) et d'autres subissent l'acculturation romaine (équipements, sites d'habitat...).
On admirera par exemples plusieurs objets découverts récemment et peu montrés au public, ainsi qu'une collection de monnayage gaulois assez impressionnante.


Maquette d'une ferme gauloise de l'âge du fer, entourée d'une palissade, souvent doublée d'un fossé. La Gaule était déjà à l'époque largement défrichée (quand bien même César l'appelle "chevelue", adjectif au sens peu clair) et les rendements agricoles élevés.



Fragment d'enduit peint à fresque. On ne sait rien de la décoration des maisons en torchis gauloises. En ville, ce sont les thèmes et les styles romains qui sont représentés. La romanisation a d'ailleurs commencé par les élites (pour les peuples alliés à Rome) qui se sont empressées d'imiter les modes romaines, notamment pour les maisons, malgré leur inadaptation flagrante au climat humide et froid du nord de la Gaule.




Représentation de gladiateurs romains sur une céramique sigillée. Cela montre le succès populaire des jeux romains en Gaule, où les municipalités s'équipaient d'équipements ad hoc, par exemple les "théâtres-amphithéâtres" comme ceux de Lillebonne ou de Lutèce.


Du mardi 19 mai 2009 au lundi 21 septembre 2009,
Musée départemental des Antiquités, Rouen.

présentation de l'exposition.