« Le premier de cette famille qui eut le surnom de Cicéron fut un homme très estimable ; aussi ses descendants, loin de rejeter ce surnom, se firent un honneur de le porter, quoiqu'il eût été souvent tourné en ridicule. Il vient d'un mot latin qui signifie pois chiche ; et le premier à qui on le donna avait à l'extrémité du nez une excroissance qui ressemblait à un pois chiche... »
Plutarque, Vie de Cicéron, I, 1
Pour mieux connaître ce grand Romain, à la fois avocat (l'affaire Verrès), homme politique (l'affaire Catilina), écrivain et philosophe, allez donc sur cette page.
La citation en titre hélas ne se réalisera pas au final pour notre Pois-Chiche : il fera partie des listes de proscription édictées par Octave en -43.
L'émission de Patrice Gélinet du mercredi 18 novembre 2009 a pour thème le péplum, avec Hervé Dumont, auteur de L’Antiquité au cinéma : vérités, légendes et manipulations et Claude Aziza, auteur du Péplum, un mauvais genre.
A la fin du IIIe siècle avant notre ère, la cité phénicienne de Carthage est le seule à pouvoir rivaliser avec la puissance grandissante de Rome. Hannibal, général carthaginois, est l'un des plus farouches adversaires de la République romaine. Avec une armée de plusieurs milliers d'hommes et d'éléphants, il va parcourir des centaines de kilomètres et traverser les Alpes pour défier Rome sur ses terres. Le réalisateur Edward Bazalgette retrace l'épopée de ce personnage de légende, incarné ici par l'acteur Alexander Siddig. Ben Cross interprète, lui, le rôle de l'adversaire d'Hannibal, le Romain Fabius Maximus Cunctator.
l'auteur : Parisien d’origine, habitant à présent sur la Côte d’Azur, Jean-François Nahmias est né en 1944. Il est l’auteur de romans historiques consacrés au Moyen Âge français. Plus récemment, il a décidé de se consacrer exclusivement à l’Antiquité romaine, sa période de prédilection, et de faire partager sa passion à de jeunes lecteurs avec les aventures de Titus Flaminius.
A l'époque romaine, les contreforts du Vésuve étaient réputés pour la qualité de leurs vignobles. C'est pourquoi on retrouve Bacchus sur une célèbre fresque de Pompéi (laraire de la Villa du Centenaire), qui représente le Vésuve à l'époque, avant l'éruption du 24 août 79.
Ces vendanges sont toujours faites aujourd'hui, comme le montre ce reportage du journal de 13 heures de TF1 (toujours sur la brèche de l'actu, le Jean-Pierre ;-)
L'émission de Patrice Gélinet du mercredi 7 octobre 2009 a pour thème l'incendie de Rome en juillet 64, avec Catherine Salles, grande spécialiste de l'Empire romain, qui vient de publier un livre sur le sujet.
A l'occasion de la visite du site de Gisacum avec mes 4e latinistes (voir message d'hier), nous avons pu voir de plus près les fouilles du grand sanctuaire central. Cet ensemble de trois temples reliés par des galeries se trouve en fait au centre de la ville-sanctuaire de Gisacum (Vieil-Évreux) qui forme un hexagone et englobe 250 ha en partie vides de bâtiments. Les fouilles ont débuté au XIXe siècle et on pense que le sanctuaire était dédié à une triade : dont peut-être Jupiter et Apollon, si l'on se réfère aux magnifiques statues de bronze découvertes sur place (ces statues sont actuellement au Musée d'Évreux ; par exemple celle de Jupiter). Le nom de la ville vient, lui, du dieu gaulois Gisacus, découvert sur une inscription, mais aucun témoignage antique ne nous donne le nom véritable de cette ville. Le chantier est heureusement protégé par un grand chapiteau et ne craint pas la pluie qui est tombée abondamment mardi. On voit distinctement trois stades de construction du temple. Le dernier stade, qui date du IIIe siècle ap. J.-C., était un temple très impressionnant, qui culminait à 25 mètres de hauteur.
On peut voir sur ces deux photos le terrain de foot à côté du chantier de fouilles actuel, sous lequel se trouve un des trois temples du sanctuaire central. Les marques laissées par la végétation (après deux mois de sécheresse) dessinent en partie les contours des murs enterrés, soulignés sur la photo de droite.
voir ci-dessous la vidéo en images de synthèse qui présente l'ensemble du site et plus particulièrement le grand sanctuaire (de la 30e s. à la fin de la 1e minute)